Energie verte

La hausse du prix de l’énergie rend très actuel le développement des éoliennes, de l’énergie solaire lorsqu’elles peuvent être utilisées localement. Ces énergies renouvelables et décarbonées sont abondantes mais intermittentes. L’hydrogène en vecteur énergétique et peut être très intéressant pour un usage local.

Pour les territoires, la combinaison de ces éléments offre des possibilités inédites de structuration des activités, d’économie de carbone et d’attractivité par la possibilité de créer des emplois. L’investissement qui est nécessaire est cependant important, ce qui est un obstacle à cette transformation qui nécessite une réflexion collective des acteurs publics et privés.

Par ailleurs, nous avons tous de la peine à "voir" les déperditions d’énergie que représentent ce que nous faisons ou ne faisons pas dans la vie quotidienne et encore moins ce que pourraient nous apporter aujourd’hui le développement d’autres sources d’énergie.

Mieux que des injonctions qui nous hérissent et des propositions de solutions dont le bien fondé est invérifiable, la force de l’exemple de territoires en transformation qui sont proches de nous pourrait être un vrai soutien aux évolutions nécessaires souhaitables des comportements.

Mobilité

Les territoires peu denses sont particulièrement affectés par l’augmentation du coût de la mobilité dont nous mesurons depuis quelques mois les conséquences sur l’ensemble des activités et particulièrement le prix des transports. Le numérique, qui crée lui même des perturbations profondes de la vie quotidienne, s’est déjà manifesté d’une façon globale par le fait que toutes les voyageurs de tous les moyens de transport se déplacent avec leur téléphone. Veiller à ce qu’une personne qui n’a pas de téléphone puisse se déplacer quand même, ne serait-ce pour rentrer chez elle, est devenu un acte citoyen.

La mobilité dans les zones peu denses peut être aujourd’hui rendue moins coûteuse, plus efficace voire tout simplement possible grâce à des applications comme le MaaS rural qui permet de suivre en direct l’offre de transport qui existe sur le territoire (éventuellement de réserver et payer une place) et aux routes de covoiturage avec des panneaux à message variable.

C’est évidemment aux territoires de prendre les décisions nécessaires pour que cette offre multimodale de services de transport soit effectivement accessible par ces moyens numériques.

Economie symbiotique

 C’est une synthèse cohérente des concepts, méthodologies et outils d’un nouveau modèle économique éco-efficient articulant les ressources du territoire et les capacités des entreprises.
 L’analyse de cycle de vie, l’écoconception appliquée aux activités, l’écologie industrielle et territoriale, l’économie de la fonctionnalité, l’économie circulaire etc… sont ainsi appelées à se conjuguer sur le territoire.
 L’économie de demain devra être « régénérative » c’est à dire intégrer dans son modèle les ressources secondaires (les déchets d’autrefois) et donc déployer à grande échelle le recyclage et la réutilisation (re-use),
 Ce nouveau modèle économique apporte une plus grande efficacité aux entreprises, qui y trouvent aussi une sécurité et une résilience accrue du fait de leur solidarités territoriales.
Ce nouveau modèle pourrait participer efficacement au plan de relance , car il vaut mieux investir sur des solutions d’avenir que de restaurer un état ancien dont l’efficacité n’était pas démontrée sur plusieurs plans.
 Le souci de réindustrialiser le pays doit rejoindre celui de maintenir la dynamique économique des territoires peu denses notamment à travers des activités dites de production additive (fabrication 3D) qui leur sont bien adaptées.